Drague d’architectes sur les berges de la Seine

© Grand Paris et petits détours. Blog de Libération par Sibylle Vincendon

Les dix équipes d’architectes de l’Atelier international du Grand Paris sont activement courtisées au sujet du réaménagement des quais du fleuve à Paris. Le projet, qui vient en débat au Conseil de Paris ce mardi, consiste à réduire la circulation sur la rive droite, et à piétonniser une partie de la rive gauche.

Depuis que le maire de Paris l’a présenté à grands flonflons au printemps 2010, l’opposition municipale s’en est saisi pour en faire un cheval de bataille. De plus, ces deux axes relevant de la compétence de la préfecture de police, l’Etat est, lui aussi, partie prenante au débat.

C’est d’ailleurs le préfet de région, qui le premier a sollicité l’Atelier international du Grand Paris, suivi vendredi, par l’UMP du conseil de Paris, demandant « l’intégration du débat sur l’aménagement des berges de la Seine aux travaux de l’atelier international du Grand Paris ».

Grosse gêne au sein du groupe. « Cela nous a semblé un peu compliqué, explique Bertrand Lemoine, le directeur général de l’AIGP. On n’est pas tout à fait un organe d’experts, plutôt une force proposition pour faire avancer des idées ». Mais surtout, la demande plaçait les architectes au beau milieu du champs de tir. « C’est un  projet de la ville de Paris, combattu par l’opposition municipale », résume Lemoine. Qui précise: « C’est d’autant plus compliqué que l’on n’a pas été sollicités par la collectivité locale elle -même. »

Du moins, ils ne l’avaient pas été. Car quelques heures plus tard, vendredi, les dix étaient réunis à l’hôtel de ville de Paris à l’invitation de Bertrand Delanoë, et priés de plancher sur le projet des berges. Voilà qui aplanira les réticences.

Au delà de ces affaires de quais, la réunion de vendredi était aussi celle du lancement informel de l’AIGP.  Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, et les représentant des l’association des maires d’Ile-de-France (Amif) et de Paris Métropole, ont entériné, avec le maire de Paris, que les collectivités locales allaient entrer enfin au conseil d’administration de l’Atelier. Depuis des mois, la région refusait d’y participer avant qu’un accord ne soit trouvé sur le Grand Paris. C’est chose faite désormais. Il n’y a plus d’obstacle à ce que les élus locaux travaillent avec l’Etat dans ce laboratoire d’idées d’un nouveau genre.

Lors de cette séance, pour matérialiser ce changement d’époque, Bertrand Delanoë a cédé son fauteuil de président à son adjoint Pierre Mansat, pressenti depuis des mois pour présider l’AIGP et qui, maintenant, va pouvoir le faire pour de bon.


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