Renaud Muselier met le Grand Marseille sur les rails

© Le Figaro, Aliette de Broqua

Le député UMP des Bouches-du-Rhônes a relancé en mai dernier le débat sur le Grand Marseille.

Candidat malheureux à la présidence de la communauté urbaine de Marseille, en 2008, face au socialiste Eugène Caselli, Renaud Muselier n’abandonne pas ses ambitions dans la Cité phocéenne. Il a lancé au printemps le débat sur le Grand Marseille, créé une association et orga¬nisé lundi soir une «agora» sur ce thème dont il fait son cheval de bataille en prévision des municipales de 2014.

«J’avais été impressionné par le discours de Nicolas Sarkozy quand il a lancé le Grand Paris avec la volonté d’en faire une ville-monde et accélérer son développement», avoue le député des Bouches-du-Rhône. «Ce qui m’a frappé, c’est que le Grand Paris va jusqu’au port du Havre !» D’où son idée d’un périmètre très large pour le Grand Marseille qu’il souhaite voir s’étendre d’Avignon à Toulon en passant par les bords de l’étang de Berre. «On a déjà fait le Grand Marseille par la culture», souligne-t-il, en référence au label de Capitale européenne de la culture obtenu pour 2013 grâce à une alliance de Marseille avec ses voisines Aix, Aubagne, Arles, Martigues, Toulon…

Muselier a réussi à rassembler lundi 800 personnes, parmi lesquels Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, Christian Blanc, secrétaire d’État chargé du Grand Paris ou encore Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy et ancien préfet des Bouches-du-Rhône.

«On est dans une période où tout s’accélère. Il n’y a pas le choix. Dans vingt ans, seules les agglomérations qui auront une visibilité mondiale se développeront», souligne Christian Blanc venu encourager la démarche. «Il n’y a pas d’autre solution, se félicite Christian Frémont. La France ne peut pas dire qu’elle n’a pas de façade méditerranéenne». Et puis, «la situation de Marseille est une situation scandaleuse», ajoute-t-il.

La ville possède en effet un territoire immense, des banlieues à l’intérieur et une ville centre plus peuplée que sa périphérie. «Nous avons toutes les charges de centralité et la richesse est à nos portes», ajoute Jean-Claude Gaudin, sénateur maire de Marseille, qui regrette en outre «la compétition de pouvoir entre la communauté urbaine et le conseil municipal alors que c’est nous qui avons eu la confiance des Marseillais, avec 6 000 voix d’avance, et aujourd’hui, ce sont les autres qui ont le pouvoir !»

Muselier s’attelle désormais à la constitution de groupes de réflexion sur les thèmes du développement durable, de l’architecture et des transports. Un moyen de rallier des maires plutôt réservés sur la démarche.

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