Le Grand Paris adopté dans la douleur

© Le Parisien, 08.10.2009, S.R.

Christian Blanc a réussi son pari. Malgré des turbulences de dernière minute avec le Premier ministre, le secrétaire d’Etat à la région capitale a réussi à faire adopter hier en Conseil des ministres son projet de super métro. Objectif : construire un métro automatique de 130 km fonctionnant 24 heures/24 autour de Paris et reliant les principaux pôles économiques. 

Ce transport révolutionnaire doit servir d’épine dorsale au futur Grand Paris lancé par le chef de l’Etat en avril dernier.

Christian Blanc espère livrer les premiers tronçons de son super métro dès 2017. Si la situation se pacifie : son projet, sa méthode et le mode de réalisation suscitent un véritable tollé auprès des élus locaux d’Ile-de-France, surtout à gauche mais aussi à droite, puisque certaines critiques sont apparues hier chez Jean-François Copé, élu de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

« Un passage en force »

C’est la possibilité par l’Etat de préempter des terrains de 500 ha en moyenne autour des futures gares du super métro qui déclenche la colère des élus. Jean-Paul Huchon a dénoncé hier « un passage en force », qui anticipe selon le président PS de la région une « privatisation de l’aménagement » de l’Ile-de-France aux profits de grands groupes privés. Bertrand Delanoë estime pour sa part que la création de la Société du Grand Paris (SGP), chargée notamment de la réalisation du métro automatique, est un « mastodonte bureaucratique » qui fait « reculer la démocratie locale ».

Christian Blanc a balayé d’un revers de main ces critiques, « venant de dirigeants qui sont en campagne électorale. Il se trouve que ce n’est pas mon cas ». Cette guerre de tranchées anticipe de possibles accrochages lors du passage du projet de loi devant l’Assemblée nationale… peut-être en novembre.

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