Plusieurs responsables PS dénoncent le projet de loi sur le Grand Paris

© Le Point, 2009

Plusieurs responsables socialistes ont dénoncé lundi le projet de loi sur le Grand Paris qui doit être examiné le 24 novembre à l’Assemblée nationale, estimant qu’il n’avait rien à voir avec l' »état d’esprit » du discours du 29 avril de Nicolas Sarkozy sur le développement de l’IdF.

« Je suis content quand l’Etat intervient en Ile-de-France (IdF) et dans la métropole, mais il ne faut pas que ce soit la schlague », a déclaré le maire de Paris Bertrand Delanoë, au cours d’une table ronde organisée par les députés socialistes.

Selon M. Delanoë, le projet de loi que défendra le secrétaire d’Etat Christian Blanc « est la négation du discours du 29 avril » et « coupe les jarrets de tous ceux qui de bonne foi, de droite, de gauche, architectes, politiques, se sont lancés là-dedans ».

Alors que le texte doit être examiné en février au Sénat, un mois avant les élections régionales, le maire de Paris a appelé à l’élaboration d’un « document » « qui peut être aussi un projet de loi », en « vrai partenariat » ou « codécision » des collectivités locales avec l’Etat.

« Il ne faut absolument pas raisonner avec des projets de loi qui sont faits en fonction de la couleur politique provisoire d’une majorité parlementaire ou de majorités dans les collectivités locales », a-t-il dit.

« S’il y a une partie des collectivités d’IdF qui sont en dehors de la dynamique de la métropole, c’est raté d’avance », a déclaré M. Delanoë.

Le président du conseil régional Jean-Paul Huchon a jugé « complètement réducteur » le texte qui « se limite à quatre, sept, 10 territoires majeurs reliés par un métro souterrain », alors qu’au départ c’était « un projet de haute volée ».

Il a dénoncé une « usine à gaz » n’offrant « aucune sécurité juridique », sa compatibilité avec le schéma directeur de la région n’ayant « pas été vérifiée ».

« Au fond, on demande à chacun de se faire hara-kiri avec une petite prime », a-t-il dit, évoquant les contrats de développement territorial que pourront passer les maires avec l’Etat pendant 18 mois.

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