Malgré la crise, l’architecture continue !

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Article de Dominique Tessier, président de l’Ordre des architectes d’Île-de-France

Crise financière, crise économique, crise des banlieues, crise climatique. La crise est devenue le maître mot pour désigner tout ce qui échappe aux solutions connues. Mais est-il si invraisemblable de penser que la « crise » puisse constituer, peut-être, un choc salutaire et un défi formidable pour tous ceux qui, plutôt que de considérer que nous serions les victimes d’un avenir inéluctablement dramatique, feraient le choix de devenir les artisans d’un avenir qui reste très largement à construire.

Ainsi, oserais-je dire, sans négliger l’ampleur et l’impact de la crise, sur les plus démunis et sur les structures économiques fragiles, que celle-ci peut-être réinterprétée au moins pour une part, comme une opportunité à saisir.
Loin de moi l’idée que les raisons de craindre sont sans fondement, mais je veux croire cependant que celles d’espérer ne sont pas négligeables.
La crise qui aujourd’hui suscite le plus d’inquiétude est celle qui a entraîné en cascade un krach financier et une crise économique peut-être sans précédent, avec, faute de crédit, pour les maîtres d’ouvrage un repli instantané dont les conséquences se sont répercutées de manière immédiate sur les entreprises d’architecture. Dans ce contexte, nous avons vu que nos vieilles institutions intergouvernementales apparaissaient démunies devant l’ampleur du phénomène et, même au sein de l’espace européen, chaque État en définitive en est venu à établir son propre plan de sauvetage.
Mais cette crise n’est-elle pas aussi la résultante de nombreux dysfonctionnements forts anciens que personne ne voulait voir, a fortiori auxquels nul n’eut le courage de s’attaquer en temps opportun ?
La société que nous sommes en train de fabriquer est elle toujours républicaine, fondée sur des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ?
La crise récente ne serait-elle pas le reflet d’une crise plus profonde, non seulement du capitalisme mais aussi d’une civilisation ? Je crois qu’il faut cesser d’imaginer que la crise n’est qu’un accident momentané en attendant que les choses rentrent dans l’ordre et que tout reprendra comme avant. Il faut tout au contraire nous atteler à inventer un nouvel avenir et ne surtout pas attendre que celui-ci nous soit imposé.
Nous ne sommes plus dans une perspective d’ajustement. Additionner sans fin des lois, des règles et des normes n’est pas la solution, à peine avons nous le temps de les connaître quelles sont déjà révisées. Il en résulte dans bien des cas qu’une régression de la valeur d’usage.
Nous, architectes, l’observons à travers l’évolution de la production des logements, toujours plus petits et modélisés sur des modes de vie dépassés.
Faute d’avoir effectué les adaptations nécessaires plus rapidement, un vaste chantier s’ouvre brutalement et nous interpelle « ici et maintenant » sur tous les fronts. J’en aborderais trois ce soir :
– le logement et le territoire,
– la position des architectes,
– l’architecture et la politique culturelle de l’Etat.

Première question : le logement et le territoire

Vous êtes-vous fait la réflexion que d’une année sur l’autre des mots apparaissent puis disparaissent du langage médiatique ? 2006 « la fracture sociale » ; 2007 « la rupture » ; 2008 « la crise » ; un mot en efface un autre mais quelle réalité change ? La « fracture sociale » dont personne ne parle plus n’est-elle pas encore plus aveuglante en cet hiver 2009 où des personnes sans logis meurent dans les rues ?
L’an passé en ce lieu, à la même cérémonie, en janvier 2008, je disais « nous sommes un pays riche, un des plus riches du monde et l’urbanisme et l’environnement ne peuvent faire l’objet de renoncement pour des raisons budgétaires». Je me réjouis que l’Etat partage cette conviction, martelée par le Président de la République, à l’occasion de ses voeux : « On ne laisse pas mourir en 2009 des femmes et des hommes dans la rue dans un des pays les plus riches du monde », a-t-il insisté.
Fort bien, mais quelle est la politique du logement, où sont les moyens pour réaliser les 500.000 logements par an dont la France a besoin ?
360 milliards pour soutenir le secteur bancaire, 110 millions d’euros pour l’humanisation de l’hébergement des SDF, c’est quand même 3200 fois moins d’argent. Alors que faire devant tant d’inégalité ?
Faire des économies sur la culture ? Pourquoi me direz vous, investir dans la sauvegarde de monuments et dans la création d’équipements prestigieux alors que l’habitat d’urgence n’est pas assuré ? Certains y pensent déjà depuis longtemps et quel élu local n’est pas confronté à cette question ?
Cette question n’est pas nouvelle et traverse les temps ; rappelons les députés qui en 1961 interrogeaient André Malraux : « Pourquoi sauver Reims, pourquoi Versailles, plutôt que d’acheter des blocs opératoires ? »
La réponse est toujours la même : nous savons tous que si nous devions choisir, choisir irrémédiablement, entre la vie d’un enfant inconnu et la survie d’un chef-d’oeuvre illustre… nous choisirions tous la vie d’un enfant, la vie de l’enfant inconnu,…
Mais cette question tragique est un piège de l’esprit !
Jamais l’humanité n’a été contrainte de choisir et elle ressent indiciblement qu’elle doit sauver l’enfant et les chefs d’oeuvre, quelle doit promouvoir la culture de son temps.
Ceci vaut aussi – bien sûr – pour l’architecture contemporaine. La question se pose ainsi : l’humanité du XXI° siècle avec des moyens financiers et technologiques jamais égalés saura-t-elle satisfaire tous les besoins élémentaires de ses enfants, des femmes et des hommes ? Au XX° siècle, de manière radicale et irréversible l’architecture a apporté l’hygiène et la lumière dans les logements.
Et nous qu’allons-nous produire ? A quoi riment les plus values financières et les économies de « bouts de chandelles » si c’est pour que s’accroisse proportionnellement la « mal vie » d’une partie toujours plus importante de la population ?
Regardons ce qu’est l’Île-de-France : ses 8 départements,
11 600 000 d’habitants, 12 000 km2, 1281 communes, 28% de la richesse nationale ; mais aujourd’hui les franciliens, ce sont aussi 374 000 demandeurs de logement recensés, 24 000 personnes logées en chambre d’hôtel à titre de résidence principale, 5000 personnes sous abris précaires, 7100 habitations mobiles, 2000 squats, et 10 000 S.D.F. …
Ceux-ci peuvent émettre de sérieux doutes sur le projet de loi de Madame Boutin. L’accélération du « jeu de taquin » entre bons et mauvais locataires dans les H.L.M. afin de faire de la place ; la vente « dans l’existant » ; le dédouanement des communes qui ne respectent pas l’obligation minimum de réaliser 20% de logements sociaux en comptabilisant l’accession à la propriété. Tout cela ne suffit pas à fonder une politique dynamique du logement.
Certes la question des SDF est plus complexe. Elle demande plus que des mesures simplistes, mais trop d’hébergements d’urgence enfoncent les usagers dans une survie précaire. Sauf exceptions, les personnes placées depuis deux ans dans des établissements dits de stabilisation ne sont toujours pas réinsérées.
Par une politique audacieuse de production de logements sociaux et abordables, le XX° siècle a résorbé tous les « bidonvilles » et les « zones » de l’après-guerre. Certains de nos anciens, (Perret, Lurçat, Wogenscky et bien d’autres) se sont illustrés à concevoir des logements pour les plus pauvres, des logements décents, modernes, économiques et dignes. La péniche de Le Corbusier, la Louise Catherine, refuge pour les sans-abris que nous exposons dans la galerie qui est derrière moi en est la parfaite expression. Mais qu’attendent les pouvoirs publics pour libérer l’imagination, pour donner toute sa place à l’invention contemporaine ? Il faut s’appuyer sur les compétences et le professionnalisme des meilleurs maîtres d’ouvrage publics et privés pour tirer vers le haut toute la production. Nous avons besoin de liberté pour agir et d’engagement pour aboutir.
Qu’apportera aux franciliens qui ont besoin de se loger l’idée du « Grand Paris? Si ce n’est l’occasion de se réinterroger sur la ville du 21e siècle, celle de l’après Kyoto. La ville garante de toutes les cultures, de l’égalité devant la formation et l’emploi, la ville construite autour d’espaces publics fraternels.
Les citoyens et les architectes avec eux veulent du changement dans leur vie quotidienne. Ils veulent plus de moyens, de transport, plus confortable, moins de distance à parcourir pour se rendre au travail, pour faire les courses, pour éduquer les enfants et se reposer. Il est légitime dans une des plus grandes et des plus riches capitales du monde qu’ils veuillent comme disait Louis Aragon : « Vivre dans la beauté des choses ».
La métropole parisienne n’a pas à se calquer sur des modèles. Elle n’a pas besoin de forêts de tours, ni d’étendues infinies de pavillons à 15 euros par jour,… Jacques Riboulet disait du travail de conception « une seule chose oubliée et tout le projet est à refaire ». C’est aussi une façon de dire qu’il suffirait de changer une seule des logiques qui président à l’urbanisation pour que tout change,… Je vous fais une suggestion : si l’air est le « bien » de tous et que nous sommes tous bien d’accord désormais pour limiter sa pollution et son réchauffement, pour quelle raison la croûte terrestre ne serait-elle pas considérée à son instar ? Pourquoi l’air serait un bien universel et la croûte terrestre ne serait « qu’un arlequin extravagant de souveraineté individuelle», comme le disait Max Querrien ?

Deuxième question : les positions des architectes

Certains architectes continuent de penser qu’il existe une terre de la félicité. Qu’elle serait composée d’un univers où le recours à l’architecte serait imposé pour toutes les constructions, où des barèmes protégeraient invariablement leur rémunération et le contenu des missions, où la cotisation ordinale serait purement symbolique, etc.
Cela n’a d’intérêt que si pour atteindre cette félicité on trouve le bateau qui nous y conduirait. Nous l’avons cherché depuis des décennies, sur les berges de la Seine, devant l’Assemblée Nationale, il n’y était pas ! Non loin du Sénat, non plus ! Et à proximité du 55, rue du Faubourg Saint-honoré, nous ne l’avons jamais trouvé.
Une autre voie est possible pour l’architecture. Je commencerais par rappeler les mots de notre ami Bernard Roth, président de l’association « Architecture et Maîtrise d’Ouvrage » : « la qualité du dialogue entre le maître d’ouvrage et l’architecte est une condition essentielle de la qualité du processus de fabrication de l’architecture et de son insertion urbaine ».
Ainsi, pose t-il le fondement pragmatique et opérationnel de ce qui, depuis la Renaissance permet à la notion et à la méthode de projet d’aboutir dans les meilleures conditions à un résultat de haut niveau.
Bien sûr, la mission de l’architecte, comme le prévoit le Code de Déontologie, doit être précédée d’un écrit. Bien sûr, on observe que l’encadrement juridique des contrats développe de plus en plus d’écrits et de prescriptions et que nombre de procédures, PPP, conception-construction, BEH, AOT, PMG, DSP… nous font craindre pour notre indépendance dans ces processus et pour la qualité des bâtiments. Mais nous travaillons avec tous les partenaires pour limiter leur recours à des circonstances d’exception et à élaborer des modifications substantielles pour les faire évoluer, notamment en faisant appliquer des dispositions légales comme le concours d’architecture préalable.
L’essentiel est de ne pas perdre de vue que l’architecture, ce ne sont pas des constructions régies par des financiers et des constructeurs auxquelles un « designer » apporterait quelques paillettes, des petites lumières de toutes les couleurs et des breloques qui font « bling bling »…
L’essentiel qui marque l’entrée dans le monde de la création architecturale se trouve dans la reconnaissance de l’architecture gouvernée de l’intérieur, l’ordonnance du vide. Car l’architecture, ce sont des volumes creux dans lesquels l’homme essaie de se faufiler, les façades n’étant après tout que leur projection dans les trois dimensions de l’espace environnant et l’interface entre le vide de l’intérieur et le vide de la rue ; ce qui est évidemment quelque chose d’absolument fondamental dans l’organisation d’une ville et dans le témoignage de l’ambition culturelle de l’époque.
Cela échappe souvent aux donneurs d’ordre qui inscrivent leur activité dans d’autres logiques mais le public confronté à l’usage ne s’y trompe pas, nous le savons bien, les maîtres d’ouvrage professionnels également, eux qui avant nous-mêmes recueillent les doléances des utilisateurs.
C’est donc bien ce sillon qu’il faut creuser, celui de la relation entre maître d’oeuvre et maître d’ouvrage pour que les fondements de l’architecture et les attentes des utilisateurs soient intégrés par les deux acteurs liés par une communauté de destin.
La profession d’architecte est intimement liée à la pratique du projet, c’est un lieu d’anticipation, un lieu de conception du futur, et l’on voit bien que quelles que soient les procédures, la véritable question n’est pas de se soumettre ou de résister à celle-ci mais plutôt de gagner la conviction des acteurs qui ont tout à gagner à partager une culture architecturale assise sur des siècles de savoir-faire.

Troisième question : L’architecture relève-t-elle encore d’une politique culturelle de l’Etat ?

A l’aube de ce XXI° siècle, il faut bien en convenir la « politique publique de l’architecture » menée par l’Etat se délite.
On peut encore saluer ceux qui nous ont débarrassé du système des beaux-arts et de son corporatisme, ou ceux qui ont créé la Direction de l’architecture et préparé le terrain pour qu’adviennent la réforme de l’enseignement, les lois de sauvegarde puis au-delà, la loi de 1977. Mais, il faut bien dire que l’architecture, aussi bien celle du patrimoine que celle de la création moderne, ne se sent plus portée par une direction chaque année un peu plus reléguée, un peu plus démunie.
La politique de communication, la promotion annuelle de quelques jeunes, de deux grands prix et la mise en exergue de certains édifices prestigieux, pour utile qu’elle soit, ne saurait suffire. Comme le dit Françoise Fromonot dans le dernier numéro de Criticat : « La véritable distinction entre les architectes réside sans doute plus aujourd’hui dans leur aptitude à résister aux exigences des systèmes de reconnaissance de leur production, en prise avec l’idée qu’ils se font de leur rôle et de leur travail, plutôt que dans leur dextérité à finasser avec le système lui-même ».
D’ailleurs, dans ce contexte nouveau du début du XXI° siècle où des refondations dynamiques entre les acteurs sont possibles, où le flambeau d’une politique publique de l’architecture peut aboutir par l’effort de ses acteurs principaux, il serait raisonnable d’éviter les fausses querelles dont on voudrait faire croire qu’elles seraient synonymes de bataille des idées ou de choc des générations. Nous n’avons pas besoin de concert corporatiste. Les oppositions de surface entre des catégories aussi artificielles qu’exsangues ne rendront pas à l’architecture sa crédibilité, ni ne « relanceront le débat ».
La réforme de l’enseignement de l’architecture a été identifiée comme la clé stratégique de l’évolution de l’architecture en France, qui pouvait conditionner effectivement tous les métiers et tous les jugements qu’on pouvait porter sur la qualité de la production architecturale, cette réforme est en place mais inachevée. La mise en place de la H.M.O.N.P. rencontre des obstacles qu’il faut lever pour faciliter l’intégration des jeunes diplômés chez les professionnels et leur reconnaître le statut d’architecte. Nous restons également en attente de la mise en place d’un véritable doctorat en architecture qui achèvera cette réforme dans le sens de l’universalité de notre discipline.

Mais un autre maillon manque à cette réforme de l’enseignement car celui-ci ne peut être séparé de la bataille engagée pour l’architecture elle-même. Ce qui est en cause ce n’est pas seulement le cadre de vie des hommes, c’est leur réconciliation avec l’espace artificiel qu’ils façonnent de leurs propres mains. Trop rares sont les élus qui pensent au rôle politique et culturel des architectes. La politique publique actuelle ne joue pas son rôle pour insuffler chez les élus locaux et les décideurs le courage du renouveau urbain, de la dissuasion du gaspillage foncier, du mitage et de l’affranchissement des styles pseudo régionalistes. Ils dissimulent les plans types répétés à l’infini dans des centres-villes banalisés ou des lotissements isolés les uns des autres, et soyons lucides, affirment par leur nostalgie leur défiance vis-à-vis de l’avenir.
Regardons les civilisations qui nous ont précédées l’architecture était leur signature, leur empreinte digitale, je dirais presque, en termes plus modernes, leur ADN.
Pourtant, la politique publique de l’architecture soutenue par l’Etat dans la deuxième partie du XX° siècle a créé un réseau de professionnels de haut niveau composé notamment des SDAP, des CAUE et des Ordres régionaux,… mais il lui manque encore la cohésion, la complémentarité et une mutualisation des efforts qui s’appuieraient sur une volonté politique forte.
Constatant que l’Etat ne cesse de reculer devant les égoïsmes locaux, il apparaît désormais évident que c’est à notre institution ordinale de relever le défi et de porter une véritable politique nationale.
Nous en avons la légitimité par la loi de 1977 car nous sommes délégataire d’une mission de service publique.
Nous en avons la légitimité structurelle car notre organisation va du local au national et elle travaille constamment en relation avec les institutions européennes et internationales.
Nous en avons la légitimité culturelle car nous disposons désormais d’un réseau national de Maisons de l’architecture qui porte avec tous ses partenaires de la maîtrise d’ouvrage et de l’industrie, la diffusion du savoir et des compétences.
Nous en avons la légitimité scientifique car nous mettons en place des structures indépendantes de formation continue, comme par exemple ici en Île-de-France la création du pôle de formation : « Environnement, Ville et architecture », animé par un conseil scientifique et qui sera ouvert à toutes les professions en mars 2009.
Nous en avons la légitimité intellectuelle car nos conseils se sont dotés de structures de réflexion et d’élaboration qui développent un travail spéculatif en relation directe avec l’expérience du terrain et complété par l’apport d’experts.
Nous en avons la légitimité financière car nos moyens sont ceux issus de la collectivité des architectes inscrits sur l’ensemble du territoire national.

Mais,… nous avons besoin de lever un ultime obstacle réglementaire né des ordonnances de 2005. Il faut que l’Ordre puisse proroger la collégialité de ses membres et accueillir en son sein la totalité des diplômés quel que soit leur mode d’exercice, de la maîtrise d’oeuvre, de la maîtrise d’ouvrage, du conseil, du salariat, de la fonction publique d’état ou des collectivités territoriales. Nous y travaillons et nous demandons à être entendu. Il en va de l’intérêt public, de la culture générale des français, de la protection des consommateurs, de la cohérence du territoire, tout existe pour que l’architecture devienne le tropisme de notre pays et nous y oeuvrons de toutes nos forces.
Unissons étroitement les qualités distinctes de nos individualités dans une solidarité supérieure : l’action collective. Le projet collectif c’est l’anticrise.
Je vous souhaite que, malgré la crise, l’architecture continue !

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