TRANSPORTS. Vélib’ en banlieue, c’est parti

· Nicolas Fertin © Le Parisien, tous droits réservés.

Le Conseil d’Etat a finalement autorisé l’extension des Vélib’ dans trente communes de banlieue. Une décision qui tombe à pic, un an tout juste après l’arrivée des bicyclettes grises à Paris.
PLUS PERSONNE n’y croyait. Le Conseil d’Etat a autorisé hier, contre toute attente, l’extension de Vélib’ à trente communes de banlieue. Un an quasi jour pour jour après le lancement des vélos en libre-service dans la capitale – c’était le 15 juillet -, Vélib’ va pouvoir traverser le périphérique. Il a déjà triomphé à Paris : 27 millions d’utilisateurs, 200 000 abonnés à l’année… Il y aura désormais 4 500 vélos supplémentaires, de Boulogne à Vincennes en passant par Saint-Ouen. « Le déploiement de ces 300 stations sera achevé avant la fin de l’année », se félicitait hier Bertrand Delanoë.
Le Grand Paris des vélos. En janvier, le tribunal administratif de Paris avait pourtant interdit cette extension suite à une plainte de l’américain Clear Channel, éternel concurrent de JCDecaux, qui estimait que la mairie de Paris allait enfreindre les règles de la concurrence. Finalement, après six mois de procédure sur fond de guerre commerciale entre les deux géants de l’affichage urbain, la plus haute juridiction de l’Etat a considéré que cette extension était possible car « limitée à un rayon de 1 500 m autour de Paris ». Pour deux hommes, cette décision est un succès total : Jean-Claude Decaux et Bertrand Delanoë. Après avoir installé des Vélib’ dans neuf villes françaises depuis un an, le premier s’ouvre d’un coup les portes d’une agglomération de 10 millions d’habitants. Quant au second, il fait coup double. Vélib’ a offert à Paris une image « écolo ». Il va désormais faire de son maire le premier bâtisseur du Grand Paris. Un Grand Paris des vélos (la Ville de Paris va financer elle-même cette extension à hauteur de 7 millions d’euros), avant celui des voitures en libre-service – le futur système Autolib’ – qui prévoit 2 000 voitures à Paris et 2 000 en banlieue dès 2010. Le 27 juillet, 350 « vélibistes » (le mot fait désormais partie du vocabulaire des Parisiens) tirés au sort passeront la ligne d’arrivée du Tour de France quelques heures avant les coureurs de la Grande Boucle. En guise de cadeau d’anniversaire, la petite bicyclette grise s’offrira un maillot jaune et n’est pas prête à s’arrêter là.

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