TRANSPORTS. Après Vélib’, les autos en libre-service

· Roberto Cristofoli © Le Parisien, tous droits réservés

Les choses avancent pour Autolib’. Les villes limitrophes de Paris pourraient bénéficier de ces voitures électriques en libre-service.
LE FIASCO Vélib’ en banlieue devrait être évité avec Autolib’, ces voitures électriques en libre-service. Hier matin s’est tenue une réunion en mairie de Paris avec les élus de huit villes des Hauts-de-Seine. Ils ont eu la confirmation qu’Autolib’ devrait passer le périphérique, après l’annonce faite en ce sens par Bertrand Delanoë, maire de Paris, le 19 juin. La réunion préparatoire à la création d’un syndicat mixte rassemblant Paris et ses villes riveraines leur a permis d’en découvrir le fonctionnement : le syndicat mixte prévoit la location de 4 000 voitures électriques, réparties pour moitié entre la banlieue et Paris, et 700 stations Autolib’ (500 en surface et 200 en sous-sol) avec 8 000 places pour permettre une rotation efficace des véhicules en circulation. L’autonomie des Autolib’ à deux ou quatre places, ce n’est pas encore tranché, sera de 60 km à 70 km. Quant à son coût d’utilisation, quelques chiffres ont été révélés hier : l’abonnement mensuel sera facturé 15-20 € et la location pour une demi-heure 4-5 € . Le coût pour les villes d’accueil ne sera pas neutre : de l’ordre de 75 000 € pour quatre places. Aujourd’hui dans les Hauts-de-Seine, six des huit villes qui bordent le périphérique sont gérées par la droite. Alors que se dessine le Grand Paris voulu par le président Sarkozy et que la campagne pour les prochaines élections régionales est lancée, les six maires de droite risquent de marcher sur des oeufs concernant ce sujet : « Ils sont coincés entre leur population qui leur reproche de ne pas avoir pu ou su entrer dans Velib’, reconnaissent bien volontiers qu’Autolib’ est une excellente initiative, mais ne veulent pas que Bertrand Delanoë et, au-delà, les socialistes en engrangent des bénéfices électoraux », considère un élu UMP.
« Il faut regarder de plus près le coût » Ainsi, à Boulogne-Billancourt, deuxième ville d’Ile-de-France avec ses 110 000 habitants, la prudence est de mise : « Cette idée est intéressante et doit être étudiée dans le cadre du débat actuel sur le Grand Paris, argumente Thierry Solère, premier adjoint au maire, notamment en charge des relations avec la Ville de Paris et vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. Pour que la Ville de Paris ne reproduise pas l’échec du développement de Vélib’ à toute l’agglomération. » Pour le maire socialiste d’Asnières, Sébastien Pietrasanta, « la mise en place d’un système de location de voitures de courte durée faisait partie du programme électoral de mon équipe. La coopération intercommunale semble la meilleure approche pour concrétiser une telle initiative ». Jean-Christophe Fromantin, maire divers droite de Neuilly-sur-Seine, indique : « Sur le principe, je suis intéressé par ce dispositif. Après, il faudra regarder de plus près le coût et la mise en oeuvre. »

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