Premières pistes de réflexion pour la création d’une grande métropole

M.-D.A, © Le Figaro

Les architectes ont sept mois pour remettre leur copie. Déjà quelques idées circulent.

Le travail des dix équipes démarre en réalité aujourd’hui avec la première rencontre des architectes avec les responsables de la consultation. Alors, si certains préféraient se donner le temps de la réflexion avant de livrer de premières idées ; d’autres, souvent dotés d’une très longue expérience de l’agglomération parisienne, esquissaient, dès hier, quelques pistes.

Ainsi, Roland Castro évoque le possible développement en pétales de la métropole. Il estime, en effet, que l’on peut développer « des centralités périphériques » tout autour de Paris, qui puissent se mesurer au cœur historique de la capitale. Et l’architecte de citer le port de Gennevilliers, la vallée de la Marne ou encore le pourtour du lac de Créteil comme autant de « lieux fécondables, potentiellement très beaux ». Roland Castro parle encore du rôle moteur que peuvent avoir certaines institutions et appelle à ne plus concentrer, par exemple, les musées dans le IVe arrondissement, mais à installer des établissements emblématiques à Sarcelles ou à Montfermeil.

De leur côté, Jean Nouvel, Jean-Marie Duthilleul et Michel Cantal-Dupart, s’ils ont des visions « différentes », se sont associés, car ils partagent des points communs, explique le troisième. « Nous considérons que tout existe déjà, il s’agit donc de révéler, de réparer, de revaloriser », souligne Michel Cantal-Dupart. L’urbaniste considère encore qu’il est nécessaire de revoir les « projets de rénovation urbaine pour leur donner des dimensions intercommunales » et éviter désormais que ces programmes ne s’arrêtent aux frontières des villes.

Antoine Grumbach s’intéresse, lui, particulièrement à la dimension que devrait prendre le Grand Paris. Pour l’architecte, il faut en finir avec la « croissance radioconcentrique » de la capitale. Il estime qu’une « métropole mondiale est toujours portuaire » et que Paris doit donc se développer suivant l’axe de la Seine jusqu’à Rouen et au Havre. « Même s’il y a aussi des choses à imaginer à l’échelle d’un arrêt d’autobus », ajoute-t-il.

Pour Yves Lion, une des premières tâches à accomplir est de « dresser la cartographie des grands ensembles afin de les repositionner. En effet, ils sont la plupart du temps à l’écart. Il y a donc un travail de liaison à faire entre toutes ces parties de l’agglomération qui s’ignorent ».

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