La bataille du  » Grand Paris  » du préfet de police Gaudin

Isabelle Mandraud. © Le Monde tout droit réservés

LES DISCUSSIONS les plus acharnées ont eu lieu autour de la préfecture de police de Paris (PP). Le préfet, Michel Gaudin, a plaidé pour un  » Grand Paris  » de la sécurité et défendu l’idée d’un pilotage centralisé de la police à l’échelle francilienne en intégrant la grande couronne. Sauf surprise de dernière minute, il n’a qu’en partie obtenu satisfaction.Souvent présentée comme un  » Etat dans l’Etat « , la PP réclamait ainsi, dans une note datée du 5 janvier, d’étendre son autorité :  » Les départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne recouvrent une zone urbaine continue aux dimensions limitées (6,5 % du territoire francilien) « . Or,  » la superficie de cet ensemble est comparable au territoire des grandes capitales du monde occidental qui, pour l’énorme majorité, bénéficient d’une organisation intégrée pour leur sécurité « .

A propos des renseignements généraux de la préfecture (RGPP) – 700 fonctionnaires à part des autres RG -, le document souligne que  » l’exercice de – leurs – missions s’accorde tout aussi mal du carcan administratif que constituent les limites départementales internes à l’agglomération « . Exemple est pris dans la lutte contre l’islam radical :  » La surveillance des mosquées les plus sensibles s’exerce aujourd’hui principalement en couronne parisienne tandis que les lieux d’échange au profit des mêmes milieux extrémistes – dans – les librairies islamistes sont plutôt situés à Paris intra-muros.  » De même, sur un tout autre plan,  » il est estimé que sur 100 manifestants à Paris d’origine francilienne, 40 % résident en petite couronne et 20 % en grande couronne « …  » Nous sommes pour une direction interrégionale sur le modèle de la police judiciaire « , appuie Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat SGP-FO.

 

La PP n’aurait pas obtenu plus qu’un rôle de coordination mais elle aurait préservé le statu quo sur ses RG – même la 12e section sur l’immigration clandestine resterait dans son giron. En revanche, elle accroît ses compétences à la région pour la police routière et la brigade fluviale.

 

 

 

 

  • Isabelle Mandraud
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