Conférence métropolitiaine de l’agglomération parisienne : Déplacements

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Présentation de la synthèse des contributions

Marie-Christine Bernard-Gelabert,
Adjointe au Directeur de la Décentralisation et des relations avec les Associations, les Territoires et les
Citoyens, Ville de Paris

Quelques rappels sur la philosophie générale du Plan de Déplacements de Paris.
· Améliorer la mobilité de tous dans une perspective de développement durable. La méthodologie est celle
d’une démarche progressive et partagée, dans la continuité de l’action qui a été engagée par la Ville depuis
2001, mais en tirant tous les enseignements de cette période et notamment les moments de concertation.
· Des actions articulées dans l’espace et dans le temps, à quinze ans, en se ciblant sur l’agglomération dense.
· Les déplacements qui font consensus sont interdépendants et doivent s’articuler à l’échelle de
l’agglomération.
· Le renforcement de l’offre de transports alternatifs, levier principal de la réduction de la circulation
automobile.
(…)
Un point précis sur les contributions effectives.
· 5 communes du Val-de-Marne : Charenton-le-Pont, Ivry, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, Limeil-Brévannes et le Conseil général du Val-de-Marne.
· 5 communes de Seine-Saint-Denis : l’Île-Saint-Denis, Les Lilas, Montreuil, Neuilly-sur-Marne, Tremblay-en-France.
· 1 Communauté d’agglomérations : Plaine-Commune.
· 3 communes des Hauts-de-Seine : Clichy-la-Garenne, Issy-les-Moulineaux et Sceaux, ainsi que l’association des maires des Hauts-de-Seine.
Ces contributions ont mis en évidence des objectifs partagés :
· La lutte contre la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que le rééquilibrage des modes de
transports et des usages de la voirie.
· La réduction de la place de la voirie, déjà inscrite dans le Plan de Déplacements Urbain Régional (PDUIF).
· Le développement des transports en commun et des circulations  » douces « , phasés et liés avec de nouvelles mesures de réduction de la circulation.
(…)
Partant de ces objectifs et des contributions que vous nous avez fait parvenir, nous avons pu dégager les
principaux leviers communs :
· Des exigences à porter conjointement auprès des partenaires institutionnels.
· Un effort d’investissement important pour le développement de liaisons de transports en commun,
principalement de banlieue à banlieue.
· L’ouverture d’une réflexion sur les modes de financements à cet effort.
(…)
Parmi les projets proposés :
· La création de liaisons de rocade est un point fondamental avec la problématique autour d’un transport lourd en rocade, desservant la zone dense. Ce projet rencontre le soutien de l’ensemble des collectivités qui se sont exprimées.
· Des lignes de rocade desservant la grande ceinture (Neuilly-sur-Marne),
· Des lignes SNCF de grande ceinture : Tremblay-en-France a parlé de  » lignes des grands ensembles « .
· La réalisation de lignes légères, tramway, tram-train, TCSP, à Paris et en seconde couronne.
Parmi les projets communs :
· L’amélioration de l’interface Paris/banlieue.
· Le prolongement de lignes de bus et le positionnement ou repositionnement des terminus.
· L’aménagement des portes : Clichy a parlé de  » zones de confiance  » entre Paris et son environnement.
· La requalification des espaces publics.
· L’insertion urbaine du périphérique : c’est l’étude qui est en cours, avec notamment la réduction de ses
nuisances, le traitement des franchissements.
· Le prolongement de lignes de métro.
· Le renforcement de l’offre Métro et RER.
De nouvelles offres alternatives à la voiture :
· Créer des navettes fluviales sur la Seine.
· Repenser les parcs relais régionaux, les moderniser, les sécuriser et les intégrer à la tarification des
transports en commun.
· Coordonner les politiques de stationnement.
· Mettre en valeur l’axe de la  » Coulée Verte  » du sud parisien, entre Paris et Sceaux, et plus largement pour
Clichy, créer un réseau vert interdépartemental.
D’autres sujets pourraient faire l’objet de réflexions à poursuivre :
· La rationalisation des tarifs et zones de transports en commun.
· La réduction des nuisances du réseau autoroutier et des voies rapides, du périphérique à l’A104, incluant l’A6 et l’A4, avec la réglementation des accès poids lourds, péage, etc.
· Une stratégie concertée sur l’avenir du périphérique, tenant compte de son rôle à l’échelle régionale et
prévoyant l’expérimentation de nouvelles modalités d’exploitation et de priorités pour les taxis, véhicules
d’urgences, transports en commun, véhicules propres, etc.
· Le développement d’une offre alternative au mode routier pour le fret.
· La mise au point d’un  » code de la rue  » : cette idée avait été émise et Sceaux l’a soutenue.
· L’ouverture de l’offre de vélos en libre-service à une échelle plus large que Paris : idée exprimée par
Montreuil.
· Le développement d’incitations fiscales pour l’usage de véhicules propres.

Jean-Marie Bretillon
Maire de Charenton-le-Pont, Conseiller général du Val-de-Marne

Mettre en place un RER généralisé risque de coûter très cher et de nécessiter tellement de temps qu’on ne le verra jamais.

Dominique Adenot
Maire de Champigny-sur-Marne

Un maillage de banlieue à banlieue, entre villes de plus de 80 000 habitants, est sans doute très cher, mais c’est indispensable.

Philippe Laurent
Maire de Sceaux, Conseiller général des Hauts-de-Seine

L’idée du  » code de la rue  » qui a été lancée me semble être une bonne idée. Je voudrais préciser un élément de contenu. Dans les différentes communes, Paris y compris, nous faisons tous des expériences de zones 30 ou d’aménagements de voiries qui me paraissent devoir être mutualisées. Les automobilistes, à un moment donné, sont un peu perdus. Ils ne savent plus très bien quel statut ils ont. On pourrait réfléchir ensemble, non seulement à l’aménagement, mais aussi à la réglementation en matière de vitesse, de partage de l’espace public entre les différents utilisateurs, sans que ce soit un partage précisément séparé, c’est-à-dire le piéton, ici, le vélo, là, la voiture, là. Je crois plutôt à un partage commun, ce qui renforce le risque, mais également la responsabilité pour tout le monde. En renforçant le risque, on le diminue. Il y a une réflexion d’une autre nature, mais qui me paraît intéressante : passer d’une commune à l’autre avec des réglementations, des aménagements différents, cela perturbe. C’est pour cette raison que j’avais émis l’intérêt pour cette idée du  » code de la rue « .

Jean-Marc Nicolle
Adjoint au Maire du Kremlin-Bicêtre

(…)nous considérons aujourd’hui que la question d’une autorité organisatrice à l’échelle de
la zone urbaine n’est pas bienvenue. Il y a une autorité organisatrice, qui est le Syndicat des transports Ile-de-France, et il faut pouvoir assurer une cohérence entre la zone dense, le coeur de l’agglomération et la grande banlieue. On sentait bien que la question d’un Plan de Déplacements de l’agglomération allait conduire à une proposition d’autorité organisatrice au niveau du coeur d’agglomération. J’affirme ici notre désaccord sur cette proposition.

Denis Baupin
Adjoint au Maire de Paris

Les compétences d’une AOP (l’Autorité Organisatrice de Proximité) portent uniquement sur les transports de surface. Il paraît évident que tous les transports ferrés – métro, RER, etc., qui représentent à peu près 90 % des déplacements en Ile-de-France – sont de la compétence du STIF, mais si on doit décider de renforcer telle ou telle ligne de bus sur le coeur de l’agglomération, il ne nous paraît pas illégitime que les élus locaux le décident plutôt qu’une instance régionale. En tout cas, nous soumettons cela au débat et il est évident que la décision, là aussi, n’appartiendra pas à Paris seul. Il ne peut y avoir de création d’AOP que si le conseil d’administration du STIF le décide. D’ailleurs, d’après la loi, c’est le conseil du syndicat qui arrête les modalités et l’étendue de la délégation à une AOP d’une partie de ses attributions dans le cadre d’une convention. Avoir, à terme, un Plan de Déplacements de l’agglomération parisienne est cohérent avec lla réalité des déplacements sur ce territoire. Une AOP pour décider des transports de proximité sur ce territoire, c’est également cohérent.

Pierre Gosnat
Maire d’Ivry-sur-Seine, Conseiller général du Val-de-Marne

Il y a une question qu’il faut évoquer : c’est celle des
financements. Aujourd’hui, on se retrouve avec un niveau de financements des transports en commun qui est archi-lamentable. De là provient notre retard. Nous sommes engagés dans un travail d’élaboration des contrats de projets, du SDRIF. Si on ne dégage pas des financements de façon massive, je ne vois pas comment nous pourrons mettre en application nos bonnes résolutions. C’est Paris qui élabore son plan, mais il faut au moins que nous, élus de la Conférence métropolitaine, nous évoquions cette question qui concerne également l’État, le Conseil régional, les entreprises,… Que fait-on du versement transport ? Il y avait auparavant le fonds d’aménagement pour la région Île-de-France (FARIF) qui a disparu. Que fait-on de la Taxe Intérieure de consommation sur les Produits Pétroliers (TIPP) ?

Philippe Laurent
Maire de Sceaux, Conseiller général des Hauts-de-Seine
Si on parle des financements tout de suite, cela veut dire qu’on va réfléchir à la question, mais que, s’il n’y a pas consensus sur le financement, on ne le fera pas. On ne peut pas faire ainsi. Il faut commencer par dire que c’est indispensable. Nous ne sommes pas une instance décisionnelle ni institutionnelle. Nous ne pouvons pas lever 64 du financement. Nous disons :  » c’est indispensable, voilà les études que l’on demande « .

Georges Nerin
Adjoint au Maire de Joinville-le-Pont

Ce manque de financement est crucial à tous niveaux, que ce soit en première couronne ou en banlieue plus
éloignée, dans Paris même. Or, on ne pourra jamais arriver à boucler un programme ambitieux en restant sur la gratuité : l’État n’a qu’à financer.

Jean-Pierre Brard
Député-Maire de Montreuil
Pour être tout à fait concret, je propose que nous ne spécifions pas ce point, mais que nous insistions dans le document de synthèse sur la nécessité absolue des interconnexions, du maillage. C’est cela la force de notre démarche.

Source : http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=32908

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