Bertrand Delanoë est favorable à la construction de tours dans certains quartiers. Objectif : créer du lien social avec la périphérie.

 

  • © 2007 L’Express

 

Lentement, mais sûrement, le projet d’un « Grand Paris » avance. C’est le message que le maire socialiste de la capitale, Bertrand ­Delanoë, candidat à sa propre succession, tente de faire passer. Première étape : les portes de la Chapelle (XVIIIe) et de Bercy (XIIe), et le boulevard de Masséna (XIIIe), où seraient érigées des tours d’une hauteur variant de 50 à 180 mètres maximum, selon les conclusions des études menées par 12 architectes.

Ces « nouveaux territoires », où règne actuellement un chaos urbain indigne d’une capitale, pourraient ainsi créer un lien social avec les communes de la première couronne. « Les réflexions des architectes nous ont apporté beaucoup d’enseignements, note Jean-Pierre Caffet, adjoint au maire chargé de l’urbanisme. Les hauteurs imaginées le long de la Petite Ceinture ou en bordure de la Seine sont judicieuses ; la couverture des voies ferrées de Bercy pour y installer la foire du Trône l’est aussi. »

L’essentiel, semble-t-il, est de densifier les logements et les activités des quartiers tout en évitant les vis-à-vis stressants et les jardins prétextes. Bref, de prendre de la hauteur, au sens propre. Et, surtout, de faire en sorte que Paris, en 2020, soit de plain-pied dans la compétition ­européenne, afin d’éviter qu’elle ne ressemble à Rome, si conservatrice qu’elle est aujourd’hui dépassée par le dynamisme économique de Milan. Déjà, des projets de tours sont ­engagés par certaines communes limitrophes de la capitale, comme Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) ou Charenton (Val-de-Marne). Faute de réaction, l’immobilisme de Paris n’en serait que plus criant.

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