Logement et transports au menu de la conférence Paris – Val-de-Marne – 3 questions à Laurent Garnier, Vice-Président du Conseil général du Val-de-Marne

©Extramuros nº 15, Été Automne 2006
(Edité par la Mairie de Paris chaque trimestre, Extramuros est un outil de dialogue et d’information destiné à tous les acteurs franciliens de la coopération métropolitain)

Extramuros : La première conférence Paris-Val-de-Marne s’est tenue le 15 décembre 2004. Elle a débouché sur un protocole et les grandes lignes d’une action commune. Que s’est-il passé depuis ?

Laurent Garnier : L’actualité chargée de nos collectivités respectives nous a quelque peu entravés. Je pense en particulier à la révision du schéma régional (SDRIF), qui nous a beaucoup mobilisés. Ceci explique l’avancée irrégulière de nos travaux durant l’année écoulée. On peut regretter que les groupes de travail prévus par notre protocole n’aient toujours pas, à ce jour, été mis en place, faute de temps. Il n’en reste pas moins que la nécessité de travailler ensemble sur des sujets en commun continue d’être clairement partagée.

Extramuros : Cela signifie-t-il que la conférence est au point mort ? Faut-il repartir de zéro ?

Laurent Garnier : Au-delà des critiques que l’on peut formuler sur le fonctionnement de notre conférence, je crois qu’il faut d’abord mesurer le fait qu’aujourd’hui, un dialogue suivi et efficace existe entre nos deux départements. Prenons par exemple les pôles de compétitivité. Le risque était une augmentation de la concurrence entre les territoires. Au contraire, nous sommes parvenus à mettre en place ce dispositif en cherchant la complémentarité et la solidarité. Notre objectif est bien que le potentiel de recherche qui existe dans nos deux départements puisse être profitable au développement de chacun de nos territoires. Autre exemple : la révision du SDRIF. Nous partageons l’idée qu’il est nécessaire d’influer sur le développement régional afin qu’il soit plus solidaire. Cela me paraît un enjeu essentiel si on veut préserver non seulement la cohésion sociale, mais aussi la place de notre région au niveau européen. Cela passe notamment par la lutte contre l’étalement urbain, par une amélioration sensible des conditions de vie de nos concitoyens en zone dense : amélioration du transport, de l’habitat, de l’offre de logements, mais aussi de l’offre d’emplois. Nous avons donc tout intérêt à faire valoir ensemble la vision que nous partageons sur ces enjeux qui concernent chacun de nos départements.

Extramuros : Comment à votre avis peut-on améliorer le travail en commun ?

Laurent Garnier : Je suis assez pragmatique. J’essaye de rechercher l’efficacité. Je pense donc que le travail sur des thématiques n’est pas forcément la meilleure formule. Il me semble plus pertinent de travailler sur des projets plus concrets. C’est d’ailleurs ce qu’attendent non seulement nos collectivités, mais aussi les populations. Nous avons devant nous une liste impressionnante de sujets en commun sur lesquels nous pouvons avancer, tout en gardant à l’esprit les deux objectifs qui nous animent : l’amélioration de l’attractivité de nos territoires respectifs et l’amélioration de la vie des populations.

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